La (re)naissance

La renaissance d'un être né sans essence, est-ce un non-sens ?
Essentielle est, je pense, la connaissance de l'absence 
Qui malgré les sens, dès la naissance, nous censure l'existence.
 
Oui, les sens ! Car on nait "sens", on vit "sens",
Dans une présence censée, cadencée, par des sciences à sens unique,
Naïve danse que celle d'une existence inique où, 
Sans nous en laisser la prescience, la foule nous encense et nous descend
Avec autant d'aisance que de nuisances.
 
Mais l’essence ? Que dis-je, la quintessence ? On est censé naître avec !
Ni une chance, ni même une espérance. Une évidence !
N'être humain qu'en puissance c'est sentir la fragrance sans en être grisé.
A quoi bon les sens, s'il nous manque l’essence ?
"Être humain", "naître humain » : 
Lettres agencées avec magnificence
Mais, sans les vivre, vides de sens.
Cent fois ni loi ni raison n'ont pu panser mon appétence.
Ma sensation d'être n'est sans hésitation que la réminiscence
D'une ancestrale assurance : celle d'être, quoi qu'"ils" en pensent,
Et quoi qu'en disent mes sens.
 
Ainsi en conséquence et malgré les apparences,
Je me sens n'être né
Qu'en ce jour,
En cette heure,
Par cette renaissance, qui s'entiche d'un "re",
Dispensable à mon sens.

La plus belle des pierres

Au milieu du chaos s'est formée la plus belle des pierres. 
En son eldorado désormais la plus cruelle des misères.
Lave en fusion et pressions extrêmes, sine qua non sont les conditions génétiques.
De sang les effusions, agressions et requiems rythment et jalonnent son extraction frénétique. 
Car, pour faire briller les phalanges des mains les plus fortunés, 
Chaque jour par milliers des sales anges "s'endorment" épuisés et torturés.
Comme le chantait Marylin, le diamant est le meilleur ami des femmes. 
Fantômes qui hantez ces ravines, pimentez de frayeurs les nuits de ses dames ! 
Car du diamant, elles doivent par vous seuls le drame saisir. 
Avares, lesdits amants, les braves, à part avouer leur crâne désir,
Ne pensent à rien d'autres et jamais n'envisagent,
Du précieux bien les fautes clamer en verbiage.
Honnie est la poubelle de notre ère, qui retient les affects les plus essentiels et les digère.
Oui la plus belle des pierres rime bien avec la plus cruelle des misères.

L’année

 2020, la plèbe, …, l'arène veux ta fin ! 
 Comme jamais le monde s'apprête à célébrer, 
 Dans les flots jaillissant des Souverains sabrés, 
 La mise à mort prochaine d'un an par son dauphin.
  
 Le verre à moitié vide laisse un âpre parfum.
 Et si le voir rempli, au lieu de palabrer, 
 Embellissait nos vies quelques peu délabrées
 Par des malheurs en nombre et paraissant sans fin? 
  
 Bonne année ! Je le souhaite, à vous mes chers lecteurs, 
 Et que de la dernière vous gardiez le meilleur.
 Malgré toutes ces peines, ils n'étaient jamais feints, 
  
 Ces moment de bonheur qu'on ne peut dénombrer,
 Qui souvent traversèrent notre année encombrée. 
 Adieu 2020,  R I P cher défunt! 

Je dédicace ce poème à une amie qui sait bien mieux que moi faire chanter les vœux de fin d’année 😉, et qui récemment m’a rappelé qu’en toute situation il faut rester positif.
Bonne année à tous, que 2020 soit pour vous le terreau d’une merveilleuse et fructueuse année 2021, par la grâce de Dieu.

Ca va bien?

Ca va bien, tel le refrain d'un tube chanté avec entrain.
Ca va bien, dès le matin, vite il faut se serrer la main.
Ca va bien... Tu vas pas bien ? Ben on en reparle demain !
Ca va bien, je le crois bien, mais est-ce que j'en suis si certain?
Ca va bien, dans mon train-train, c'est si vite dit, mais dit en vain!
Ca va bien ? Et pourquoi hein ?! Suis-je aussi vide qu'un pantin ?!
Ca va bien ? Allez ! Demain, j'essayerai d'y croire au moins…
Ça va bien ? Ça y est, enfin ! Je le ressens, et c'est pas rien.

La panne

La panne !? Je me suis fait moi-même le coup de la panne !
J'ai déballé ma panoplie d'excuses mécaniques « paniquées » :
Panne de déconfiné, panne de débordé, panne d'idées, …
Panacée qu'une pensée me passe face à ma paralysie de la patte,
Ou opiacé panneautant les pans entiers d'un mur handicapant.
Mais pas né d'hier, j'ai opté plutôt pour la trépanation du patient,
Car il n'est pas nouveau que la procrastination soit mon apanage.
Or, cet épanouissement scriptural que, planant, je palpais à peine,
N'a pas sa part dans la pavane peinarde à laquelle je m'appelle.
La vraie panne dans tout ce panorama, c'est la panne de la peur :
Peur de la nue page, de ne pas réussir, de n'être pas né pour ça, …
Aux moutons de Panurge l'appât de la pause un panatella au bec !
En paix, j'empanne pour mettre cap au nord le Ponant m'aidant.
Je n'approcherai même pas les parages du panel des panthéonisés,
Mais la bonne part que j'ai empoigné en celui qui panifie ex nihilo
M'accompagne pas à pas loin de cette panne qui n'en est pas une.

La quête

Partir,
Parcourir des kilomètres pour se retrouver
Faire de nouvelles rencontres pour mieux se connaître
Mettre en mouvement le monde pour y découvrir sa place
Lutter contre les limites de l'espace et du temps pour définir ses propres frontières
Ça marche ?
Et s’il fallait,
Se laisser flotter dans les minutes et l'atmosphère pour y deviner les contours de notre être
S'immobiliser pour mieux réaliser notre empreinte sur le monde
S'isoler pour enfin entendre notre âme nous parler d’elle
S'arrêter pour que notre esprit puisse nous rattraper
Et s’il fallait,
Rester.

L’autre virus

Aujourd'hui j'aimerais, plus que jamais, vous dire
Quelques mots assemblés en sonnet d'amateur,
Afin de réchauffer, je l'espère, ce cœur
Dans un si bel écrin, qu'on se doit de chérir.
En ce moment on parle, et à n'en plus finir,
D'un virus contagieux partout semant la peur,
Mais par chez moi j'entends une note de bonheur,
Qui parle d'un virus, d'amour et de plaisir.
Celui-ci bien plus vite, çà et là contamine
Les gens qui, même s'ils font une triste mine,
Accepte pour un temps de se laisser bénir
Par les mots doux choisis d'un bon admirateur,
Tel que moi qui essaie, et du fond de mon cœur,
"Je vous aime" dans mon style ici de vous écrire.

J’ai écrit ce petit poème à l’attention d’une dame âgée que je ne connais pas, ce qui a été rendu possible par la plateforme solidaire 1lettre1sourire.org.
Il m’a été inspiré par le slogan de cette initiative visant à apporter un peu de joie à nos ainés isolés et derrière laquelle se cachent 10 jeunes cousins motivés et solidaires, âgées de 14 à 24 ans. Grâce eux, mes petits mots pourront, je l’espère, toucher le cœur d’une ou plusieurs personnes qui n’ont sûrement jamais eu autant besoin d’amour.

L’autre virus

Aujourd'hui j'aimerais, plus que jamais, vous dire
Quelques mots assemblés en sonnet d'amateur,
Afin de réchauffer, je l'espère, ce cœur
Dans un si bel écrin, qu'on se doit de chérir.
En ce moment on parle, et à n'en plus finir,
D'un virus contagieux partout semant la peur,
Mais par chez moi j'entends une note de bonheur,
Qui parle d'un virus, d'amour et de plaisir.
Celui-ci bien plus vite, çà et là contamine
Les gens qui, même s'ils font une triste mine,
Accepte pour un temps de se laisser bénir
Par les mots doux choisis d'un bon admirateur,
Tel que moi qui essaie, et du fond de mon cœur,
"Je vous aime" dans mon style ici de vous écrire.

I wrote this little poem for the attention of an elderly women that I don’t know, which has been made possible by the solidarity platform 1lettre1sourire.org.
It has been inspired to me by the headline of this initiative, whose aim is to bring a little bit of joy to our isolated elders and which is leaning on ten young motivated and united cousins, aged from 14 to 24 years old. Thanks to them, my little words might hopefully touch the heart of one or more persons, who surely have never needed love more than now.