L’année

 2020, la plèbe, …, l'arène veux ta fin ! 
 Comme jamais le monde s'apprête à célébrer, 
 Dans les flots jaillissant des Souverains sabrés, 
 La mise à mort prochaine d'un an par son dauphin.
  
 Le verre à moitié vide laisse un âpre parfum.
 Et si le voir rempli, au lieu de palabrer, 
 Embellissait nos vies quelques peu délabrées
 Par des malheurs en nombre et paraissant sans fin? 
  
 Bonne année ! Je le souhaite, à vous mes chers lecteurs, 
 Et que de la dernière vous gardiez le meilleur.
 Malgré toutes ces peines, ils n'étaient jamais feints, 
  
 Ces moment de bonheur qu'on ne peut dénombrer,
 Qui souvent traversèrent notre année encombrée. 
 Adieu 2020,  R I P cher défunt! 

Je dédicace ce poème à une amie qui sait bien mieux que moi faire chanter les vœux de fin d’année 😉, et qui récemment m’a rappelé qu’en toute situation il faut rester positif.
Bonne année à tous, que 2020 soit pour vous le terreau d’une merveilleuse et fructueuse année 2021, par la grâce de Dieu.

Ca va bien?

Ca va bien, tel le refrain d'un tube chanté avec entrain.
Ca va bien, dès le matin, vite il faut se serrer la main.
Ca va bien... Tu vas pas bien ? Ben on en reparle demain !
Ca va bien, je le crois bien, mais est-ce que j'en suis si certain?
Ca va bien, dans mon train-train, c'est si vite dit, mais dit en vain!
Ca va bien ? Et pourquoi hein ?! Suis-je aussi vide qu'un pantin ?!
Ca va bien ? Allez ! Demain, j'essayerai d'y croire au moins…
Ça va bien ? Ça y est, enfin ! Je le ressens, et c'est pas rien.

La panne

La panne !? Je me suis fait moi-même le coup de la panne !
J'ai déballé ma panoplie d'excuses mécaniques « paniquées » :
Panne de déconfiné, panne de débordé, panne d'idées, …
Panacée qu'une pensée me passe face à ma paralysie de la patte,
Ou opiacé panneautant les pans entiers d'un mur handicapant.
Mais pas né d'hier, j'ai opté plutôt pour la trépanation du patient,
Car il n'est pas nouveau que la procrastination soit mon apanage.
Or, cet épanouissement scriptural que, planant, je palpais à peine,
N'a pas sa part dans la pavane peinarde à laquelle je m'appelle.
La vraie panne dans tout ce panorama, c'est la panne de la peur :
Peur de la nue page, de ne pas réussir, de n'être pas né pour ça, …
Aux moutons de Panurge l'appât de la pause un panatella au bec !
En paix, j'empanne pour mettre cap au nord le Ponant m'aidant.
Je n'approcherai même pas les parages du panel des panthéonisés,
Mais la bonne part que j'ai empoigné en celui qui panifie ex nihilo
M'accompagne pas à pas loin de cette panne qui n'en est pas une.

La quête

Partir,
Parcourir des kilomètres pour se retrouver
Faire de nouvelles rencontres pour mieux se connaître
Mettre en mouvement le monde pour y découvrir sa place
Lutter contre les limites de l'espace et du temps pour définir ses propres frontières
Ça marche ?
Et s’il fallait,
Se laisser flotter dans les minutes et l'atmosphère pour y deviner les contours de notre être
S'immobiliser pour mieux réaliser notre empreinte sur le monde
S'isoler pour enfin entendre notre âme nous parler d’elle
S'arrêter pour que notre esprit puisse nous rattraper
Et s’il fallait,
Rester.